Publié le 12/09/2023 Vu 669 fois
Pieris mannii
Témoignée seulement deux fois en
Vendée, le 7 juin 1922 et en juillet 1926 à Auzay par le commandant Daniel
Lucas, la Piéride de l’Ibéride n’a pas été revue avant l’année 2023, malgré des
recherches ciblées à la fin du siècle dernier.
Depuis une vingtaine d’années,
l’espèce semble s’être adaptée aux Iberis ornementaux en Allemagne, puis
dans l’est de la France. Elle connait actuellement dans notre pays une
expansion rapide vers le Nord-Ouest.
Il est facile de la confondre
avec certains spécimens bien marqués de Piéride de la Rave, s’en distinguant
par trois principaux détails :
Aux ailes antérieures, la tache apicale sombre atteint au moins l’espace 3.
- La tache discale des antérieures est petite et plutôt arrondie chez Pieris rapae, alors qu’elle grande et carrée chez Pieris mannii, ses bords proximal et distal tendant à être biconcaves.
- La Piéride de la Rave présente généralement quatre nervures radiales aux antérieures, avec une fourche nette entre R3 et R4. La Piéride de l’Ibéride n’en possède habituellement que trois, ce qui contribue à une coupe des ailes plus arrondie. Si R4 est présente, elle forme une fourche très faible.
Elle était attendue et elle a été témoignée à nouveau en 2023 sur notre territoire d’étude :
D’autres observations pourraient
suivre, en particulier en ville où les services des espaces verts proposent
nombre de parterres fleuris avec des variétés horticoles d’Iberis, sur
lesquelles les femelles peuvent pondre.
En conséquence, une vigilance particulière sera désormais apportée par les validateurs de notre base de données en ligne à tous les témoignages de Piéride de la Rave. S’il y a la moindre incertitude, une photographie permettant de voir au moins deux de ces détails serait souhaitable.
Sources bibliographiques et
numériques :
Lépi’Net, la Piéride de l’Ibéride.
Auteur : Jean-Pierre FAVRETTO